Amérique,  Récits

Sucre

Ce drôle de train m’a permis de rejoindre Sucre depuis Potosi. En fait, ce n’est pas un train, mais un autobus reconverti en train : on lui a retiré les roues pour y mettre des essieux qui vont sur les rails. Voyage sympathique au milieu de la population locale (nous n’étions que 6 touristes) pour découvrir des paysages inaccessibles depuis la route. Et là on se rend compte que certains vivent vraiment isolés : le train s’est arrêté plusieurs fois au milieu de pas grand chose, voire une fois au milieu de vraiment rien (le vide d’un côté, la montagne de l’autre et aucun chemin visible à la ronde, pourtant une petite vieille est descendue !!!). Belle expérience.

Cela va faire 6 jours que je suis déjà à Sucre, et je ne connais pas grand chose des environs de la ville. La raison ? j’apprends l’espagnol : 4 heures de cours tous les matins à la SucreSpanishSchool, ce qui ne me laisse que les après-midis pour profiter de la ville. Sur le temps architectural, elle recèle de très beaux bâtiments et très belles églises, toutes blanches. En revanche, j’ai découvert bien autres choses grâce à François, un bordelais avec   qui j’ai fait un petit bout de chemin. Il m’a fait découvrir les spécialités culinaires locales (bunuelos, pasteles con queso, almuerzo, chorizo…) et les boissons (singani, chuflay…). Lui non plus ne parlait pas espagnol en arrivant et vu comment il se débrouille bien, je me dis que tout espoir n’est pas perdu pour moi, à condition de faire ce qu’il a fait : s’immerger dans la population locale, bien loin de tout touriste.

Je vais essayer d’aller randonner dans les montagnes environnantes le we prochain.

Sucre, à suivre….

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